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Présentation du Syndicat National des personnels Techniques Forestiers - UNSA de l'ONF

 accueil  > Présentation page mise à jour le 13/07/2018

Au départ, il y a dans les années 1980 la volonté de plus en plus forte au sein d'une organisation syndicale de l'ONF d'évincer les techniciens forestiers (chefs de groupe technique à l'époque, correspondant actuellement à une partie d'une UT). L'idée du "triage libre" soutenue par une organisation syndicale -qui se réclame multi-catégorielle !!!- a créé le clash en Alsace. Après quelques années difficiles, les techniciens sortent de ce syndicat et créent une association évoluant vite en fédération nationale.

En 1987, six membres de cette fédération se réunissent à Belfort et décident de créer un syndicat indépendant : le SNTF (Syndicat National des Techniciens Forestiers). Le SNTF a comblé un vide pour la défense des techniciens.

Malgré quelques animosités contre notre organisation syndicale ‘catégorielle’ (à ne pas confondre avec du corporatisme sectaire), le SNTF a prouvé par ses positions qu’au-delà de la catégorie, c’est l’avenir du métier de forestier qu’il défend.

Premier secrétaire général du SNTF, Jean-Pierre PENTECOTE et son équipe obtiennent 10 sièges dans les régions aux élections CTP de 1990 (579 voix soutiennent le SNTF). La progression du syndicat se poursuit grâce au sérieux de ses propositions et de ses revendications. Le nombre de sièges en CTPR a doublé dès 1996 (20 sièges consolidés aux élections de 1999).

Sylvie PERRET assume les fonctions de secrétaire générale. La lutte est rude : une importante manifestation, le 1er octobre 1998 à Paris, reste dans les mémoires (intersyndicale menée par le SNTF avec SNPT-FO et CGT). En 1998, le nouveau statut de Technicien Supérieur Forestier (corps B-CII) est un résultat palpable de ce travail de fond.

Après la tempête de 1999 qui a très durement secoué les forêts françaises, l’ONF est à son tour ébranlé par une réforme nommée PPO (Plan Pour l'Office). Le SNTF continue de combattre et de présenter des propositions constructives pour la forêt et pour ses personnels. Jean-Claude GRANDJEAN puis Stéphane RICHARD poursuivent l’action en tant que secrétaires généraux. Le SNTF obtient un statut unique dans la Fonction Publique : celui de Cadre Technique en catégorie A (publié au JO le 26/06/03). Le contrat État-ONF 2007-2011 stipulera qu’au 31 décembre 2010 seront en activité 650 CATE. Belle progression pour des personnels qui étaient B type quelques années auparavant ! Le SNTF devient multi-catégoriel : CATE et TSF.

Fin 2009, Jean-Noël SCHMIDT prend le relais en tant que secrétaire général.

Début 2011, l’ONF ne tient pas son engagement de 650 CATE et en nommera difficilement 550. L’ensemble des agents patrimoniaux (catégories C) est promu en catégorie B (corps de Techniciens Opérationnels), évolution normale vu celle du métier pratiqué.

Prévu au plus tard pour le 01/01/2012, l’État impose le Nouvel Espace Statutaire (NES) B technique. Les TOF et les TSF sont concernés. Anticipant cette échéance qui verra à court terme les corps se modifier, le SNTF prend plusieurs décisions. Il s’affilie à Force Ouvrière et forme ainsi la deuxième force syndicale à l'ONF avec le SNPA-FO (Syndicat National des Personnels Administratifs). Il s’ouvre à tous les personnels techniques de l'ONF. Le SNTF devient le Syndicat National des personnels Techniques Forestiers : le SNTF-FO.

Sa ligne, son éthique, sa volonté et sa combativité restent inchangées. Plus que jamais, pour que dans notre EPIC chacun trouve sa place sans être lésé dans le respect des intérêts collectifs.

Fin 2013, le nouveau statut de Technicien Supérieur Forestier (TSF NES) est enfin publié au Journal Officiel. Il fusionne les corps de TOF et et de TSF (grille CII de 1996) de l'ONF dans la grille du NES B. Pour ne pas couper les recrutements dans le corps de cadre technique, ce statut est lui aussi en cours de révision. Le SNTF est la seule organisation syndicale à être active dans ce dossier ! A croire qu'il n'y a que le SNTF qui porte un projet multi-catégoriel.

A partir de 2014, c'est Laurent DELANNOY qui prend le mandat de secrétaire général.

Le mois de septembre 2014 a été particulièrement agité avec un projet de loi de finances 2015 remettant en cause le COP et la FNCoFor menaçant d'un droit d'option pour la gestion des forêts communales.

Le scrutin général (Comités Techniques locaux, Comité Technique Central et CAPC/CCP/CPS) du 4 décembre 2014 a renforcé la deuxième place de FO à l'ONF, avec une amélioration de +1,4% de sa représentativité qui atteint donc 22,44%.

L'année 2015 voit la mise en place de nouveaux organigrammes dans les Directions Territoriales et Régionales, conséquences directes de la réorganisation du SDO qui habille les réductions d'effectifs du (COP 2012-2015). Entre les suppressions de poste par pure opportunité et les chamboulements de service (et donc de fonctionnement), il n'est pas simple de s'y retrouver.

Les effets collatéraux de ces changements (réorganisation du SDO + réductions d'effectifs du COP 2012-2015) ne sont pas tous identifiés (études d'impact incomplètes et surtout non quantitatives dans la majorité des cas) et donc encore moins maîtrisés. La santé des personnels est mise à mal.

Les premières décisions du nouveau directeur général pour l'ONF (M. Christian DUBREUIL, en provenance de l'AEV) génèrent de nouvelles inquiétudes, et ne vont pas améliorer le dialogue social (ou ce qu'il en reste).

Le nouveau Contrat Etat/ONF/FNCoFor 2016-2020 ne corrige toujours pas la faiblesse originelle de l'ONF : il n'y a pas au budget autant de lignes de recettes que de fonctions remplies par la forêt au bénéfice de la société. La forêt ne produit pas que du bois, mais la gestion des forêts publiques est tributaire de cette (quasi) seule recette !

Les personnels ne sont pas dupes face au discours paradoxal de la Direction. La "stabilisation des effectifs" n'est pas cohérente avec l'évolution des effectifs : -108 ETPT en 2016. Ce ne sont pas les 108 recrutements d'emplois aidés qui vont les compenser pour réaliser le travail quotidien. Ils génèrent au contraire une activité supplémentaire, si l'on veut vraiment encadrer et aider les apprentis et contrats aidés. De surcroît, le budget prévisionnel 2016 détaille ce chiffre qui camoufle de surcroît une baisse des emplois du "secteur public" (-140 ETPT, répartis en -98 fonctionnaires titulaires et -42 non titulaires) et une hausse de +32 ETPT du "secteur privé". Cette dernière camoufle à son tour une baisse de -26 ETPT d'Ouvriers Forestiers et +58 ETPT de contractuels privés.

A compter du 1er janvier 2016, la Fonction Publique a publié au JO les premiers décrets concernant les PPCR. Une première étape de transfert de la masse indemnitaire (primes) en points d'indice (grilles indiciaires) concerne les fonctionnaires de catégorie C et B.

Renouvelé après 7 mois de tergiversations, le conseil d'administration de l'ONF a entériné le 12 octobre 2016 le projet de nouvelle organisation territoriale de l'ONF calée sur les périmètres des nouvelles régions.

Dans le budget prévisionnel 2017, les effectifs totaux sont effectivement stabilisés par rapport à 2016 avec 8762 ETPT. Ce chiffre cache une baisse de -67 fonctionnaires titulaires et -49 contractuels de droit public. L'équilibre est rétabli avec une augmentation de +25 Ouvriers Forestiers et +91 contractuels de droit privé.

Le SDO (une réorganisation de plus) est à peine opérationnel et dévoile ses premiers points de faiblesse. Pourtant, la Direction Générale ne fait rien pour stabiliser l'ONF en prenant l’initiative du redécoupage des directions territoriales au 1er janvier 2017, sous couvert de recalage sur les nouvelles régions administratives. Sur le fond comme sur la forme, cette énième déstabilisation ne vas pas améliorer le climat social, bien au contraire. Les mêmes dérives sont constatées à chaque réorganisation.

Après le SDO (une réorganisation de plus) et ses suppressions de postes avec chamboulements de services, avec la mise en place en 2017 du redécoupage des directions territoriales sur les nouvelles régions administratives (séparations/fusion des DT avec à nouveau réorganisation des postes et des services), la Direction Générale de l'ONF continue son entreprise de déstabilisation. Il y a maintenant des postes à supprimer dans les organigrammes, pour réduire la vacance frictionnelle (délai entre le départ d'un personnel et l'arrivée de son successeur sur son poste).

L'application des décrets PPCR continue avec la deuxième étape au 1er janvier 2017. Il s'agit de la première des deux revalorisations des grilles de catégorie B, et la première des deux phases de transfert primes/points + revalorisation pour les grilles de catégorie A. Les 3 projets de décrets relatif à la rénovation du Cadre Technique présentés au CTC du CTC du 26 janvier 2017 tardent à être publiés.

Le mois de septembre 2017 est marqué par la démission des représentants des personnels des instances représentatives des personnels (IRP), suite à l'accumulation des dérives de l'équipe de direction en place depuis 2 ans. La Direction de l'ONF justifie un nouveau coup de rabot car la maquette financière écrite en 2015 pour le COP 2016-2020 n'est pas réaliste. Nous l'avions déjà démontré à l'époque !

La gestion des effectifs est toujours aussi déphasée de la réalité des charges de travail et des objectifs donnés. Le remplacement à marche forcée des fonctionnaires par des contractuels n'est pas cohérent avec la mise en place de "viviers" -réduits à quelques métiers seulement !- pour les personnels en place. Cela fait des années que les directeurs parlent de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences. Les 2000 départs à la retraite d'ici à 2020 risquent d'être malheureusement une énorme perte par absence de toute anticipation de transfert de ces compétences accumulées sur toute une carrière !

Début 2018, Dominique PAQUET prend le mandat de secrétaire général du syndicat.

Face aux décisions prises par la direction de l'ONF et ses méthodes de "dialogue social", une intersyndicale rassemblant 85% des personnels privés et publics demande l'ouverture de négociations avec les ministères de tutelle. Une étape de mobilisation a eu lieu jeudi 14 décembre à Paris, puis en région le 17 mai. Il s'agit de défendre la gestion multifonctionnelle et durable des forêts publiques, par un financement durable de chaque aménité, pour des missions de service public réalisées avec des moyens à la hauteur des enjeux.

La direction de l'ONF communique sur la stabilité des effectifs inscrite dans le budget 2018. Mais la même direction n'arrive pas à cacher qu'elle a décidé de ne pas recruter à la hauteur de ce plafond, pour faire des économies. Il y aura donc bien une baisse des effectifs en 2018 ! Le dialogue avec la direction n'est pas possible sur de telles bases. La spécialisation à outrance des métiers décidée unilatéralement par la direction atteint un nouveau sommet avec les conséquences des recrutements de contractuels de droit privé (sans assermentation) sur des postes d'agents assermentés.

En juillet 2018, face aux divergences avec le SNPA-ONF-FO, le congrès du SNTF décide de quitter FO. Face aux enjeux à venir, le SNTF s'affilie à l'UNSA.

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Le SNTF-UNSA défend clairement un ONF à statut d'EPIC dérogatoire qui forme un tout indissociable (ouvriers & fonctionnaires, service public & activités concurrentielles), à l'opposé d'un EPA (séparation en filiales et service public réduit à une peau de chagrin).

Le SNTF-UNSA cherche avant tout des échanges argumentés sur le fond des dossiers, en se gardant de toutes attaques ou dénigrement de personnes. Le respect des autres est une base primordiale pour le SNTF-UNSA.

Les positions prises et les arguments développés par le SNTF-UNSA face à la Direction de l'ONF ne sont pas différents de ceux qui sont diffusés dans nos compte-rendus.

Nous cherchons à obtenir une vie professionnelle la plus valorisante possible. Si vous considérez qu'il est possible de l'améliorer, n'hésitez pas à vous investir dans la vie syndicale. Elle est riche de rencontres et de débats argumentés. Elle facilite aussi l'ouverture vers l'envers du décor. Il est vrai que dans quelques situations, il faut le voir pour le croire. Elle permet aussi de sortir de sa "bulle" professionnelle, celle de tous les jours où l'on a "la tête dans le guidon".

Dans ses écrits comme dans ses déclarations, le SNTF-UNSA n'a pas besoin d'insulter, de menacer (physiquement !!!), de rabaisser une personne (cadre, voire même collègue !!!) plus ou moins clairement désignée.

L'équipe du SNTF-UNSA

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